Challenge 2 mois de hongrois : Mon bilan (50 heures d’apprentissage en 57 jours) ?>

Challenge 2 mois de hongrois : Mon bilan (50 heures d’apprentissage en 57 jours)

Ça y est nous sommes en Juillet ! Mon challenge pour le hongrois a touché à sa fin. C’est l’occasion pour moi de vous faire un petit bilan.

J’avais comme objectif d’atteindre 10 minutes de conversation en hongrois et je pense que je l’ai largement atteint…

Hier j’ai pu pousser mes limites en faisant un skype avec ma tutrice 100% en hongrois. La session a duré 45 minutes !

Bien sûr j’ai galéré, j’ai dû chercher la traduction de quelques mots. Je parlais la plupart du temps très lentement, en cherchant mes mots mais en général ça s’est plutôt bien passé.

Mes principales difficultés sont encore la compréhension, le manque de vocabulaire et la vitesse de parole.

Tout ça est simplement dû à un manque de pratique. Dans une langue avec un vocabulaire aussi différent que le hongrois, je pense que c’est acceptable de ne pas apprendre du vocabulaire aussi vite. Pour tout vous dire en apprenant le hongrois j’avais l’impression que le russe et le français se ressemblaient énormément.

Donc un challenge réussi : 45 minutes de conversation en hongrois ! Objetif surpassé. Je vous ai mis les stats un peu plus bas.

Ce qui représente une victoire encore plus grande pour moi c’est simplement le fait que j’ai pu utiliser cette nouvelle langue pour prouver pas mal de choses qui me trottaient dans la tête :

– On peut atteindre un niveau conversationnel dans n’importe quelle langue, peu importe sa « difficulté ». Si quelqu’un me dit encore une fois que c’est impossible pour un étranger de parler le hongrois j’aurais mon mot à dire . Bon je ne suis pas encore « conversationnel » en hongrois, mais mes progrès sont encourageants.

– Vivre dans le pays ne change presque rien. Je n’ai parlé que quelques phrases en l’espace de 3 semaines en hongrie. Les gens ici parlent anglais spontanément avec les étrangers et ne poussent pas la conversation très loin quand on est simple client. Etant pas mal occupé à travailler je ne suis pas sorti énormément chaque semaine pour « rencontrer » des hongrois. Tout le monde n’est pas en vacances !

– On peut se passer totalement de tout ce qui est « immersion ». C’est à dire : radio, télé, séries, films, podcasts, écouter la langue dans la rue.
J’ai volontairement enlevé de mon programme d’apprentissage tout ce qui n’était pas tangible, mesurable. Bien sûr regarder des séries en hongrois ou écouter la radio ne m’aurait pas fait de mal, mais je voulais être sûr de passer 100% de mon temps d’apprentissage efficace. Pour les langues proches du français comme l’espagnol ou l’anglais c’est différent, on devine beaucoup de choses en étant « passif ». Pour des langues éloignées, regarder une série ou écouter la radio ne relève que peu d’intérêt au niveau débutant.

– On peut apprendre la grammaire la plus « compliquée » d’europe sans avoir à ouvrir à un seul moment un livre de grammaire. Je n’ai aucune idée du vrai nom des déclinaisons que j’utilise en hongrois. Pourtant j’ai vu énormément de concepts de grammaire. C’est sûrement mon point fort quand je parle hongrois. Ma syntaxe est parfois maladroite mais ma grammaire est relativement correcte.
Pour apprendre la grammaire, j’ai simplement demandé à ma tutrice comment dire chaque chose, et j’ai posé beaucoup beaucoup de questions. Avoir appris le russe et le turc m’a beaucoup aidé à comprendre la grammaire hongroise. Mais je pense que le plus difficile est de comprendre les concepts, pas tant de s’en souvenir ni de les appliquer.

– On n’a pas besoin de tonnes de méthodes ravolutionnaires pour apprendre une langue. Je n’ai utilisé que 2 outils : Memrise et Italki. Je parle et je demande des nouveaux mots en conversation sur Italki avec ma tutrice et je les apprends avec Memrise. J’ai bien sûr aussi appris des phrases courtes. Ce duo vocabulaire + conversation s’est avéré très efficace. En fait la conversation est le plus important mais je pouvais être toujours prêt d’une conversation à une autre parce que j’avais appris mon vocabulaire.

Pendant mon apprentissage tout le monde autour de moi y est allé de son conseil sur ce que je devrais utiliser : on m’a conseillé une prof, on m’a conseillé Assimil, on m’a conseillé une appli, on m’a conseillé d’acheter tel livre etc . J’ai dû poliement tout décliner. Je ne voulais vraiment pas tomber dans le piège habituel de la boulimie de méthodes. Je voulais garder mon apprentissage propre et efficace, en utilisant seulement 2 outils. Et ça a bien marché.

– Apprendre le hongrois ne m’a pas fait oublier mes autres langues. Ayant un apprentissage très efficace et ne perdant pas de temps, j’ai toujours pu trouver 30 minutes par jour pour revoir les autres langues que j’avais apprises. Mieux encore, apprendre le hongrois a fortement stimulé mon cerveau qui s’est montré plus performant en général. Je me suis surpris à enfin comprendre des concepts en russe qui m’échappaient ou à carrément me sentir plus à l’aise en allemand. Maintenant apprendre le vocabulaire chinois (en pinyin) passe franchement comme une lettre à la poste. La partie de mon cerveau dédiée au langues (ou en tout cas les parties, ou les connexions, peu importe) sont en mode athlète de haut niveau et je me sens prêt à tout apprendre.

– La régularité paye dès le court terme. Je suis à J+57 en hongrois et j’ai déjà des résultats très motivants. Il faut savoir être patient pour avoir des résultats lorsqu’on apprend une langue. Si vous êtes capable d’être assidu et sérieux un mois, vous aurez déjà des résultats admirables. Et si vous continuez sur plusieurs mois vous allez atteindre des sommets.

– Apprendre une langue « intensivement » ne veux pas dire y passer beaucoup d’heures par jour. Apprendre une langue « intensivement » veut dire être très efficace sur une courte période de temps, de la minute au mois. J’ai passé moins d’une heure par jour à apprendre le hongrois. Et j’ai souvent divisé mon temps de révision en plusieurs sessions de quelques minutes. Sincèrement j’ai été très surpris en faisant le calcul parce que j’avais l’impression de n’y passer que 20 minutes par jour.

Voici mes stats pour cet apprentissage du hongrois :

– 57 jours d’apprentissage
– 447 mots et phrases apprises sur Memrise
– 17h de cours en ligne sur Italki (sessions de 30 et 45 minutes avec une tutrice)
– 33h passées sur Memrise (vocabulaire)
– Un total de 50 heures d’apprentissage sur 57 jours, soit 50 minutes d’apprentissage par jour (tout compris)
– Coût total : 115€ (Italki) -30€ grâce au Italki challenge (juin 2015) réussi donc un total de 95€
– Matériel utilisé : Memrise + Italki
– Quelques petites phrases en hongrie, mais aucune réelle pratique. Finalement peu de temps passé au contact de la langue en dehors de ça. Mon apprentissage passif se résume à avoir entendu la langue parlée dans la rue.

Niveau atteint : 45 minutes de conversation difficile mais réussie. 10 minutes plus ou moins fluides si je connais bien le sujet, par exemple parler des langues.
Pourquoi je suis super content ?

Parce que c’est la première langue que j’apprends sur une courte période de temps, sans perdre des mois voir des années à faire des petits tests sur la « meilleure méthode » ou sur le bon timing. Parfois il faut y aller un peu comme un bourrin et je suis heureux d’avoir réussi.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes vont consister à continuer à apprendre du vocabulaire en hongrois chaque semaine, revoir et pratiquer ce que j’ai appris. Mon prochain but avec le hongrois est d’atteindre 1000 mots de vocabulaire durant les 11 prochains mois. Mais je vais peut être pousser un peu l’objectif …

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