Challenge Allemand en 5 jours, Jour 3 ?>

Challenge Allemand en 5 jours, Jour 3

Je crois que j’ai pu expérimenter l’apprentissage dans les pires conditions ce début de semaine.
J’ai eu l’excellent idée de combiner ce challenge avec une période de travail acharné pendant 3 jours sur le lancement d’un produit.
Résultat : stress élevé, manque de concentration, manque de temps, fatigue mentale.
Bref, le pire pour apprendre sereinement.
Je pense vraiment que le meilleur moment pour se lancer un défi c’est quand on est en vacances. On est détendu, on a du temps, on stresse pas et on est ouvert à tester quelque chose de nouveau.
Est ce que pour autant je n’aurais dû ne pas faire ce challenge ?
Non.
Ce qui est bien c’est que je ne me suis pas lancé un défi du style « 4h d’allemand par jour pendant un mois ». Non. Ma routine c’est juste une heure par jour : 45 minutes de cours sur Italki et 15 minutes de révision sur Memrise.
Jusqu’ici voici ce que j’ai appris (ou que je savais déjà mais que j’ai constaté :
Parler c’est dur au début, et puis on prend vite le rythme. Le blocage est souvent à 80% psychologique. On a du vocabulaire, mais on a du mal à s’en souvenir, on se focalise trop sur la phrase correcte. Au bout d’un moment, de 10 à 30 minutes on prend le pli et on arrive à se sentir mieux. Bien sûr cette « sensation » dépend pas mal du niveau.
Faire des fautes c’est non seulement normal, mais c’est ce qui fait progresser. Je le sais, je le dis, mais je le redécouvre à chaque fois. La progression est toujours en relation avec la prise de risque (et donc la quantité d’erreurs) c’est valable pour le sport, pour le développement personnel, pour le business et pour les langues.
Avoir un prof avec qui on accroche est plus important qu’un bon prof qui nous soule (même si il est très bon). J’aime parler avec mon prof d’allemand. Il apprend des langues, il voyage, on a le même âge … Pour tout vous dire je me suis servi de lui comme un psy. Dans la langue de Freud en plus (mais sans accent Autrichien)
Revoir ce qu’on a appris en parlant est super efficace, parce qu’on a déjà beaucoup de contexte et d’émotions associés aux mots. Je mémorise beaucoup plus vite les mots que j’ai déjà utilisé dans un contexte. Je reste un fan de la mémorisation par flashcards mais utiliser les mots est indispensable.
Accomplir de petites choses chaque jour est mieux que de faire un gigantesque plan idéal qu’on n’accomplira pas. Des méthodes parfaites et des plans parfaits j’en ai plein mes tiroirs. Si n’importe qui les suivait à la lettre il aurait des résultats incroyables. Le problème c’est qu’on est pas des machines. Des petits challenges qu’on réussit c’est mieux que des gros qu’on abandonne en cours de route.
La fatigue est l’ennemi numéro 1 de la mémorisation. Je vois directement le changement dans ma mémorisation quand je manque de sommeil. C’est vraiment flippant à quel point notre cerveau a besoin de dormir pour apprendre.
Le stress est l’ennemi numéro 1 de la concentration. Pendant ces sessions j’était stressé par mon boulot. J’avais du mal à me concentrer, à me détendre. Ça a été un gros problème car je voyais bien que je n’y étais pas. Pas de surprises que les enfants dont les parents divorcent décrochent scolairement. On a besoin de sécurité et de calme pour apprendre.
Voilà, c’est plus une note en passant mais c’est ce que je ressens après ces deux jours de challenge.
Si vous pensez qu’une heure de cours par jour c’est rien, vous avez parfaitement raison. Mais ce ne sont pas des cours que je prends, c’est de la conversation 100% en allemand où je fais 3 fautes par phrases et essaie de m’exprimer librement. Non stop. Rien à voir avec un petit cours de lycée pépère ! Encore une fois je vous conseille de prendre des cours sur Italki le plus tot possible.
Challenge 5 jours allemand : Bilan
Parler une langue ou donner 100$ à votre pire ennemi. Choisissez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *