Comment mémoriser de 2 à 5 fois plus vite ?>

Comment mémoriser de 2 à 5 fois plus vite

Dans cet article je vais vous montrer une technique simple mais surprenante pour apprendre et mémoriser du vocabulaire 10 fois plus vite, dans n’importe quelle langue.
Apprendre du vocabulaire, vous le savez c’est un des piliers de l’apprentissage d’une langue. Apprendre du vocabulaire est encore plus important que la phonétique et la grammaire. Connaître beaucoup de mots vous permettra d’améliorer non seulement votre capacité à communiquer mais aussi votre capacité à comprendre. Comprendre à l’écrit, à l’oral et ainsi vous améliorer plus facilement.
Pourtant apprendre du vocabulaire est un exercice difficile. Vous avez peut être ce mauvais souvenir de mémoriser des listes de mots au collège et au lycée pour préparer un contrôle ? Répéter, cacher, répéter, cacher… ou alors écrire, réécrire … jusqu’à ce que « ça rentre »
Si vous lisez ce blog vous devez avoir l’habitude que je sois assez critique sur la façon dont on enseigne les langues au collège et au lycée. Je ne me souviens d’aucun prof qui m’aurait expliqué comment mémoriser du vocabulaire efficacement. Pourtant c’est une compétence centrale à un bon apprentissage.
Essayer que « ça rentre » est simplement une perte de temps. Maintenant que je connais ces techniques de mémorisation je me dis que j’aurais pu économiser beaucoup d’heures devant du vocabulaire.
Le truc, c’est que nous ne sommes pas des ordinateurs. On ne fonctionne pas comme des appareils photos, on n’enregistre pas l’information comme des scanners. Si vous êtes un être humain normalement constitué vous enregistrez les nouvelles informations qui ont du sens pour vous. Je vous donne un exemple tout de suite : lequel de ces deux mots est plus facile à retenir : « megismetelned » ou  « banane »  ?
(Le premier veut dire « est ce que tu peux répéter » en hongrois) 
À priori vous trouvez le mot banane plus facile à mémoriser. Voici pourquoi : votre cerveau mémorise ce qui a du sens. Il peut « s’accrocher » au mot pour le mémoriser. Le mot banane est connecté de partout dans votre cerveau. Vous connaissez le goût, la prononciation du mot, la couleur, l’odeur, vous avez des souvenirs liés aux bananes etc …
« megismetelned » ne correspond à rien de connu. Votre cerveau n’imprime pas parce que le mot ne se connecte pas à des choses que vous connaissez déjà.
Alors comment faire en sorte qu’un mot inconnu devienne connu. Comment faire pour qu’il « s’accroche » dans votre cerveau ?
Il faut vous créer une image mentale, une histoire avec le mot. Vous allez ajouter de l’information au mot pour qu’il passe de totalement inconnu à familier.
Concrètement ça veut dire quoi tout ça ? Je vous montre tout de suite
Je vais vous expliquer maintenant comment faire pour mémoriser des mots qui ne ressemblent à rien.
Voici le plan :
1- Découpez le mot : à quoi chaque syllabe ou groupe de syllabes ressemble-t-il ? Est ce que ça « sonne » comme un mot que vous connaissez déjà ?
2- Créez une histoire  avec la sonorité du mot. Le mot ressemble à plusieurs mots français que vous connaissez ? Créez une histoire pour mettre ces mots ensemble de façon logique.
3- Associez le sens du mot avec sa prononciation. Une fois que vous avez votre histoire, l’étape suivante est de répéter le mot
4- Pratiquez régulièrement le mot et la technique de mémorisation. Plus vous voyez le mot et plus vous utilisez votre mémorisation, au mieux le mot va s’imprimer. Pour encore plus d’efficacité apprenez votre vocabulaire avec un système de répétition espacée.
5- Enlevez les roulettes. Ça n’est pas vraiment une étape, mais quelque chose que je veux vous faire remarquer. Vous n’aurez pas toujours besoin de vous souvenir de votre moyen mnémotechnique pour vous souvenir du mot. Au début la tâche peut sembler longue et étrange. Créez des histoires pour chaque mot parait presque plus difficile que d’apprendre en répétant le mot 100 fois. Si vous pratiquez régulièrement vous allez vous rendre compte que plus votre histoire est puissante plus ça sera facile de mémoriser ce nouveau mot.
Parfois les moyens mnémotechniques sont beaucoup plus long à expliquer que le mot lui même. On aurait tendance à croire que c’est encore plus dur de se souvenir d’une histoire que d’un mot inconnu. La réponse est non. Parce que votre histoire marchera comme un filet pour capturer et se souvenir du mot. Plus votre histoire est détaillée plus il vous sera facile de retenir le mot.
exemple : prenons un autre mot hongrois « költözni » qui veut dire déménager
J’ai utilisé une association à des mots anglais : köl ça ressemble à cold ; töz ça ressemble à toes et ni c’est juste le suffixe d’un verbe à l’infinitif.
L’histoire dans ma tête c’est ça : quand on a les cold toes (les doigts de pied froids) on déménage pour trouver un appartement plus chaud. Cette histoire je ne me la raconte plus à chaque fois dans ma tête pour me souvenir du mot. Mais les premières fois ça a été très utile.
un autre exemple : « bonyolult » qui veut dire difficile en hongrois
Association mentale : c’est difficile de trouver un bon yaourt. Le fait d’avoir une histoire et de voir le mot régulièrement m’aide à associer les deux. Bien sûr je ne vais pas confondre « bonyaourt » et « bonyolult ».
Maintenant c’est votre tour ! Voici ce que je vous propose pour vous essayer à créer des mnémotechniques : pour chaque nouveau mot difficile (bonyolult 😉 ) que vous allez apprendre dans la semaine suivante, créez des moyens mnémotechniques. Essayez ça pendant une semaine et dites moi si ça vous aura aidé !
Pourquoi je suis venu m'installer à Budapest
Comment apprendre 2 fois plus vite en 80% moins d'efforts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *